|
Thème
39-B - Espaces intermédiaires et
modèles européens
Porteurs
du projet : L. Coudroy de Lille (Lyon 2) et V. Rey (pr. émérite, ENS LSH)
Résumé
de l'axe thématique :
Ce thème de recherche propose de centrer la
réflexion sur deux notions-clés :
- la notion d’espaces
intermédiaires, en tant qu’espaces
d’articulation et d’intermédiation
à différents titres (géographique,
historique, typologique…) et à
différentes échelles. Comment ce statut
-provisoire ou durable- produit-il des propriétés
particulières voire spécifiques
d’organisation spatiale, le plus souvent à partir
de processus généraux mieux connus ?
- la notion de modèles
européens, entendus comme les
manifestations/composantes d’une construction
européenne de type normatif. Comment la construction
européenne, qui renforce les processus
d’intégration et de convergence,
s’accommode-t-elle de la production croissante des
diversités en Europe, lesquelles poussent à la
fragmentation ?
Ces deux entrées conduisent
à des analyses en terme de logiques spatiales
où l’espace n’est pas un
élément de contexte mais une composante forte des
systèmes socio-territoriaux. L’approche se fera
par l’étude des dynamiques et des trajectoires
dans une perspective systémique qui tient compte des
temporalités du changement.
Ce thème de recherche
s’appuie sur un capital scientifique, documentaire,
linguistique et de relations internationales constitué
depuis plusieurs années par l'équipe
Bio-Géophile à laquelle se rattache la plupart
des enseignants chercheurs engagés dans cet axe
thématique. Ce capital concerne essentiellement
l’Europe élargie et s’enrichit
d’autres espaces placés aussi en situation
intermédiaire (à d’autres
échelles au sein de l’UE, sur d’autres
continents).
1 - Liste des
enseignants-chercheurs participant à l'axe
Enseignants-chercheurs titulaires
|
Nom
|
Corps
|
Etablissement
d’affectation
|
|
Emmanuelle BONERANDI
|
MCF
|
ENS-LSH
|
|
Emmanuelle BOULINEAU
|
MCF
|
ENS-LSH
|
|
Anne-Sophie CLEMENÇON
|
CNRS
|
UMR 5600 – Géophile
|
|
Lydia COUDROY DE LILLE
|
MCF HDR
|
Université Lumière
Lyon 2
|
|
Samuel DEPRAZ
|
MCF
|
Université Jean-Moulin Lyon 3
|
|
Olivier DESLONDES
|
PR
|
Université Lumière Lyon 2
|
|
Chantal GILLETTE
|
MCF
|
ENS-LSH
|
|
Myriam HOUSSAY-HOLZSCHUCH
|
MCF
|
ENS-LSH
|
|
Luc MERCHEZ
|
MCF
|
ENS-LSH
|
|
Christian MONTÈS
|
MCF HDR
|
Université Lumière
Lyon 2
|
|
Violette REY
|
PR
|
ENS-LSH
|
Liste des thèses en cours
en novembre 2007
|
Nom |
Début |
Titre |
Financement |
Direction
(Établissement) |
|
BRATOSIN–LEDESERT Odile |
2004 |
Le territoire de Calarasi :
aléas et constances d'un espace transdanubien dans la
perspective de l'élargissement européen. |
CDI |
V. Rey
(ENS-LSH) |
|
GRANDEMANGE Annick |
2004 |
Les espaces naturels et les
politiques environnementales dans les aires métropolitaines
du Rhin supérieur (Bâle-Mulhouse,
Strasbourg-Offenburg) |
|
O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2)
J. P. Charvet (Université Paris
10 Nanterre) |
|
GUESCOU Iphigenia |
2003 |
Politique et procédure
de développement local en Grèce |
ETR |
O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2) |
|
HOCHEDEZ Camille |
2007 |
Développement durable
et agriculture biologique en Suède |
AMN Lyon 2 |
O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2) |
|
JI Gaonuo |
2004 |
Stratégies sociales et
trajectoires spatiales dans l'espace périurbain de Shanghai |
ETR |
V. Rey
(ENS-LSH) |
|
MITSA Glykeria |
2002 |
Le développement des
régions de montagne en Grèce |
ETR |
O. Deslondes
(Université Lumière Lyon 2) |
|
NEAGA Mihaela |
2004 |
L’émergence
de l’agrotourisme en milieu rural roumain |
ETR |
V. Rey
(ENS-LSH) |
|
NESCULIU Radu |
2003 |
La gestion sociale des parcs
naturels en Roumanie |
bourse |
V. Rey (ENS-LSH)
et M. Patroescu
(Université de Bucarest) |
| ORCIER Pascal |
2006 |
Recompositions
territoriales en Lettonie |
ATER Lyon 3 |
V. Rey (ENS-LSH) |
| RUFAT Samuel |
2004 |
Les risques à Bucarest |
AMN Lyon 2 |
V. Rey (ENS-LSH) |
|
RUSU Alexandru |
|
L’internationalisation
des grandes villes de Roumanie orientale |
ETR |
V. Rey (ENS-LSH)
et O. Groza (Université de Iasi) |
|
SUCIU Marius |
2000 |
Acteurs et logiques territoriales
au niveau local et régional dans les pays candidats
à l'adhésion à l'UE. Etudes de cas sur
la gestion des collectivités locales en Roumanie. |
ETR |
V. Rey
(ENS-LSH
et Scuola Superiore Santa Anna de Pise) |
|
TROFIN-GILLE Catrinel |
2000 |
Représentations et
construction du territoire en Roumanie |
CDD |
V. Rey
(ENS-LSH) |
|
VERGNAUD Guillaume |
2004 |
Les relations urbain-rural dans
les recompositions territoriales locales en Rhône-Alpes et en
Catalogne. |
AM |
V. Rey
(ENS-LSH) |
| Chloë VOISIN |
2007 |
La création
de nouveaux espaces publics au centre des villes d'ex-Allemagne de
l'Est : quels espaces pour quelle société |
ENS-Ulm |
L. Coudroy de Lille
(Université Lumière Lyon 2) et K. Rehberg
(Université de Dresde) |
Liste des
thèses et soutenues depuis 2000
|
Nom
|
Date
|
Titre de la thèse
|
Fonction
|
|
Lydia COUDROY DE LILLE
|
2006
|
Métropolisation et
habitat: mutations urbaines en Europe centrale et orientale
|
MCF HDR, Université
Lumière Lyon 2
|
| Hélène
ROTH |
2006 |
Espaces
intermédiaires en recomposition. Les campagnes industrielles
allemandes en région de frontières |
Post-doc, contrat ANR,
Université de Rennes 2 |
|
Miléna GUEST
|
2006
|
Habiter Sofia, 1945-1999
|
Enseignant-chercheur, École
nationale supérieure d'architecture de Normandie
|
|
Hélène MARTIN-BRELOT
|
2005
|
Audiovisuel et territoires locaux
: enjeux pour le développement durable
|
Post-doctorante
UMR 8504
|
|
Ismaël NOUR
|
2005
|
Polyphonie et paroles urbaines :
temporalités dans la décision et la concertation.
Le cas des grands projets urbains dans l'agglomération
lyonnaise
|
MCF
Université de Djibouti
|
|
Serge WEBER
|
2004
|
Des chemins qui mènent
à Rome, migrants d'Europe centrale et orientale
|
MCF, Université de
Marne-la-Vallée
|
|
Emmanuelle BOULINEAU
|
2003
|
Maillages administratifs et
gestion du territoire en Bulgarie
|
MCF
ENS-LSH, Lyon
|
| Sandrine
SCHEFFER |
2002
|
Terroirs et produits du terroir
à la fin du XXe siècle
|
MCF
Université d'Angers
|
| Claudia POPESCU |
2001 |
Industrie et
organisation de l'espace en Roumanie |
Chercheur,
Académie des sciences, Bucarest |
| Karine EMSELLEM |
2000 |
Les petites
villes dans le système de peuplement de la Roumanie |
MCF
Université de Nice
|
| Boris GRESILLON |
2000 |
Berlin,
métropole culturelle |
MCF
Université d'Aix-Marseille
|
| Krisztina KERESZTELY |
2000 |
Le
rôle de l'État dans le développement
urbain de Budapest |
Chercheur,
Académie des sciences, Budapest |
Liste
des chercheurs associés à l'axe
thématique
BARTA Györgyi, Directrice de recherches
à l’Académie des Sciences de Budapest,
Hongrie
BONNAMOUR Jacqueline, Professeur émérite
à l’Université Paris 1
GROZA Octavian, Professeur à
l’Université de Iasi, Roumanie
GUEST, Miléna, MCF, École nationale
supérieure d'Architecture de Normandie, Rouen
KACZMAREK, Sylvia, Professeur à l'Université de
Lodz, Pologne
KRASTEVA Anna, Professeur à la Nouvelle
Université Bulgare, Sofia, Bulgarie
KERESZTELY Krisztina, Chercheur à
l’Académie des Sciences de Budapest, Hongrie
MUNTELE Ionel, Maître de Conférences à
l’Université de Iasi, Roumanie
PATROESCU Maria, Professeur à
l’Université de Bucarest, Roumanie
REHAK Stanislav, Professeur à
l’Université Masaryk de Brno (Rép.
Tchèque)
ROTH, Hélène, Chercheur post-doctorante,
Université de Rennes 2
VON HIRSCHHAUSEN, Béatrice, Chargée de recherches
CNRS, Centre Marc Bloch, Berlin
WIECKOWSKI, Marek, Chercheur à
l’Académie des Sciences de Varsovie, Pologne
2
- Orientations de recherche
L'équipe Bio-Géophile
propose une orientation de recherche selon deux entrées
thématiques (les espaces intermédiaires et les
modèles européens) et une entrée
méthodologique (les logiques spatiales).
A - Espaces intermédiaires
Il s’agit ici de poursuivre une réflexion
déjà entamée à
Bio-Géophile sur les espaces intermédiaires. Il
faut entendre par là une catégorie
d’espaces (et non de territoires car ils peuvent
échapper aux processus de contrôle politique,
d’appropriation collective) qui sont dans une situation
d’articulation ou d’intermédiation
à plusieurs titres, et cela à toutes les
échelles :
- Intermédiaires
géographiquement : au milieu,
à l’articulation ou à la
charnière « entre
deux » mondes plus clairement identifiés.
L’Europe médiane, entre est et ouest, les Balkans,
entre orient et occident, l’Europe orientale, entre Europe et
Asie, ces espaces posent la question du fonctionnement propre des zones
faisant couture entre les découpages multiples du monde.
- Intermédiaires au sens
historique : entre héritages socialistes et
avenir incertain, certains espaces sont pris en tension entre des
héritages passifs ou actifs, et de nouveaux fondements
politiques et socio-économiques. Le processus
d’élargissement européen
crée en lui-même des situations
intermédiaires, en plaçant des pays sur
« liste d’attente », et
conduit à des reformulations des situations acquises. Quels
en sont les effets territoriaux (en termes de mutations
économiques, de migrations, etc. ?). Comment se
dessinent de nouvelles régions et de nouvelles
frontières ?
- Intermédiaires car entre
des catégories : entre urbain et rural, entres
espaces métropolisés et espaces
périphériques, entre riches et pauvres, entre
pays développés et pays en
développement, les espaces intermédiaires
caractérisent un niveau d’interaction fluctuant,
ce qui implique des entrées théoriques sur les
notions de stabilité, d’équilibre
territorial, et des temporalités qui leur sont
associées. A l’échelle urbaine, les
espaces intermédiaires peuvent être
appréhendés comme étant
situés entre hauts lieux et bas fonds, entre architecture
d’avant-garde et vernaculaire, entre logiques patrimoniales
et fonctionnelles, entre occupation élitiste et
défavorisée.
- Ces différentes analyses
s’appuient sur une réflexion plus
théorique à approfondir sur les
échelles intermédiaires et leurs acteurs ;
Comment se (re)définit L’État (les
Etats) dans les jeux d’échelles et
d’actions ? Que vaut la ville entre
métropole et commune ?
Les espaces intermédiaires
méritent une attention nouvelle, car malgré leur
importante étendue spatiale et sociale, ils ont par nature
peu de visibilité, dans la recherche scientifique comme dans
l’approche institutionnelle.
B - Modèles
européens
La réflexion proposée ici porte
spécifiquement sur l’Europe en construction,
aujourd’hui et demain. Il y aurait un modèle
européen, ce que semblent suggérer de nombreux
discours à l’adresse des Européens
eux-mêmes et à la face du monde (le
modèle social européen s’opposant au
modèle américain). Ce modèle
réunirait une diversité
d’identités dans une unité
territoriale, culturelle, politique, économique commune,
et distinct du
« modèle »
américain. Par ailleurs, la construction politique de
l’Union Européenne procède de
façon normative et diffuse des cadres d’action
communs à des territoires disparates. On peut alors se
demander s’il existe un modèle spatial
européen et si les politiques
d’intégration, de cohésion
régionale ont les effets
d’homogénéisation territoriale
attendus. Que ce soit en termes de politiques publiques, de
développement durable et agricole, de gestion de la
diversité culturelle, de manières de vivre
ensemble, de systèmes de peuplement, de
structuration des espaces urbains et ruraux, comment, à
toutes les échelles, peut-on penser et formaliser un ou
plutôt des modèles européens ?
Comment se construisent-ils au croisement entre des logiques
ascendantes et descendantes ?
Toutefois il est difficile de
définir l’identité d’un
modèle territorial aux contours sans cesse mouvants. Que
deviennent les marges intégrées à cet
édifice géographique depuis les
élargissements de 2004 ? Quelles
capacités d’innovation et d’hybridation
mettent-elles en jeu dans les reconfigurations territoriales du
continent ? La question revient à articuler et
distinguer simultanément ce qui relève de
l’« européanisation »,
de
l’« occidentalisation » ou
encore de la « mondialisation ».
Cette réflexion appelle à
l’évidence une démarche comparatiste,
notamment avec les autres facettes de cet
« Occident »
(Amérique, Japon, etc.) mais aussi avec les autres
continents (Afrique, Asie). A plus long terme, elle vise un travail
théorique plus large sur le modèle comme outil
scientifique en géographie et sur la règle comme
outil opérationnel sur le terrain.
C - Logiques spatiales :
formes et systèmes
Les objets d’étude croisent de multiples
échelles, de la parcelle à l’horizon
mondialisé : le bâti, le quartier, la
commune, la métropole, la région,
l’Etat, le continent. L’analyse en termes de
systèmes territoriaux vise à mettre en
évidence la complexité des relations multi- et
inter-scalaires entre ces différents niveaux dans les
processus de dynamiques spatiales. Parallèlement, la
richesse de la démarche géographique consiste
à croiser sur un même objet des regards
différents de manière à faire
émerger des systèmes et des processus
fondamentaux. Au delà des mutations territoriales on garde
comme horizon la compréhension des
« lois » à
l’œuvre sur le long terme ; en
particulier, l’accent sera mis sur les
temporalités décalées entre les formes
concrètes du territoire et les processus qui s’y
déroulent. Au croisement entre démarches
inductive et déductive, l’approche touche le
cœur des dynamiques spatiales, en faisant de
l’espace non pas un élément de
contexte, mais un acteur majeur.
Les dynamiques spatiales sont, on le sait,
réversibles : à un processus de
territorialisation peut succéder un mouvement de
dé-territorialisation, la ségrégation
peut déboucher sur de la
déségrégation puis de la
re-ségrégation. Les notions de trajectoire,
d’équilibre, de stabilité font partie
de ces questions fortes sur les logiques territoriales. Le territoire
dans cette optique n’est pas considéré
comme une catégorie a priori, mais comme un construit
socio-économique, politique, culturel, morphologique, en
perpétuelle transformation, dans des configurations
multiples (zonale, linéaire, réticulaire,
circulatoire, etc.).
3 - Programmes
à quatre ans
L'axe thématique « Espaces
intermédiaires et modèles européens
» se décline selon plusieurs
sous-thèmes constituant des programmes de travail qui sont
incarnés par des séminaires, portés
par des contrats de recherche, et valorisés par des
publications. Le premier est nouveau, les autres sont dans la
continuité de travaux déjà
engagés par les chercheurs impliqués. Tous sont
ouverts à la collaboration avec les chercheurs d'autres
composantes de l'UMR.
- Sous-thème A -
L’ordinaire et le banal urbains
Ce programme
s’intéresse à la ville ordinaire,
qu’elle le soit dès sa construction (par
l’élaboration des formes urbaines, le type de
bâti, les processus de promotion immobilière, le
peuplement), ou qu’elle le devienne par un mouvement de
déclassement ou au contraire de valorisation sociale ou
morphologique. Ainsi par exemple, les townships sud-africains
s’intègrent parfois au reste de la ville, alors
qu’ils étaient des espaces de
relégation, tandis que les quartiers
« staliniens » dans les villes
anciennement socialistes peuvent se banaliser et perdre
aujourd’hui leur charge symbolique. Cette entrée
permet de porter un regard différent et
complémentaire sur les processus de
métropolisation qui s’intéressent le
plus souvent aux grands projets et à
l’exceptionnel.
- Sous-thème B - Le
« vivre ensemble »
À différentes
échelles spatiales et entre de multiples acteurs sociaux, le
vivre ensemble devient un défi de plus en plus difficile
à relever. Le contexte de la mondialisation impose aux
territoires et aux sociétés un fonctionnement de
plus en plus concurrentiel. Il faut alors interroger la
manière dont les acteurs de tous types
(institutionnalisés ou pas) maintiennent, reconstruisent ou
au contraire écartent les modalités de vie
commune. La question du vivre ensemble est multiscalaire et concerne un
large horizon de questionnements. On peut l’interroger au
niveau micro
(par ex. sur la fréquentation des espaces publics en Afrique
du sud), méso (que peut apporter la logique intercommunale
aux relations entre espaces ruraux et urbains
français ?), ou
macro (comment distribuer les fonds structurels de manière
équitable en Europe ?). Ainsi la notion de
« vivre
» n’est alors pas entendue au sens strict
d’habiter, et
dépasse la simple proximité physique des
intéressés. On touche à la question de
la gestion des disparités, des différences, de
l’exclusion, et à la mise en œuvre de
logiques de
cohésion entre des acteurs et des territoires
fragilisés.
-
Sous-thème C -
La ruralité et les modèles européens
L’étude des espaces ruraux et
agricoles du territoire français constitue l’un
des axes « historiques » de
Géophile, et se doit d’être
consolidé et étendu dans le contexte de la
construction européenne.
Le rôle et la place des espaces ruraux doivent être
réévalués dans l’Europe des
25 à diverses échelles. Ceux-ci
interfèrent avec les espaces urbains et leurs modes de vie,
entre le local et le global. Les recompositions territoriales sur ces
espaces, qu’ils soient intermédiaires ou
périphériques, constituent par ailleurs des
laboratoires grandeur nature du « vivre et construire
ensemble », dans la mesure où les logiques
ascendantes impliquant tous les types d’acteurs y sont plus
prégnantes qu’ailleurs.
L’agriculture
reste le premier marqueur des espaces ruraux à
l’ouest de l’Europe, et subit de
véritables mutations. Aux orientations productivistes
succèdent de nouvelles voies (agriculture
multifonctionnelle, raisonnée ou encore durable…)
dont il est nécessaire d’évaluer la
véritable portée sur le terrain. Si
l’agriculture a constitué dès
l’origine un pilier de la politique commune de
l’Europe des 15, articulé autour de la PAC,
l’élargissement de l’Europe
nécessite d’examiner dans quelle mesure les
principes de subsidiarité et les nouvelles concurrences
naissantes peuvent déboucher sur des modèles de
développement communs. Quelles sont les
différentes alternatives et perspectives qui
s’ouvrent aux territoires « ruraux » pour
assurer leur viabilité et favoriser leur mise en valeur ?
Comment se combinent-elles entre régions
européennes, selon la nature des espaces et le poids des
héritages ?
-
Sous-thème D - Systèmes territoriaux
dans les processus d’européanisation mondialisation
Les maillages territoriaux, par leur forme et les
conditions de leur élaboration, conditionnent largement
à la fois la connaissance scientifique des territoires, mais
aussi les modalités de l’action publique qui
s’y inscrit. Ils sont aujourd’hui en reconstruction
dans plusieurs régions du monde, selon des logiques
ascendantes et descendantes, et contribuent à une
redistribution des compétences et des pouvoirs sur
l’espace. Les métropoles notamment se voient
souvent hissées au rang de mailles intermédiaires
entre l’État et les communes au même
niveau que
les régions. En France, les pratiques
d’intercommunalité constituent elles aussi des
processus de recomposition territoriale. Pourquoi les
réformes engagées privilégient tel ou
tel type de maillage, et quelles en sont les implications ?
4 - Manifestations scientifiques organisées en liaison avec
l’axe, depuis 2001
Organisation
d’Ecoles
thématiques
Université européenne
d’été
« Actualités du concept d’espace
(philosophie,
arts, sciences humaines) »
12-21 juillet 2007, ENS LSH, Lyon
Lire la suite
Co-organisation de l’école
doctorale
« Trajectoires communes, trajectoires singulières
dans l’Europe (post-) socialiste », Centre Marc
Bloch,
Berlin, 29 juin-3 juillet 2004 (B. von Hischhausen, V. Rey)
Co-organisation de l’école
doctorale
« Processus de différenciations en Europe
post-socialiste », Prague, CEFRES, novembre 2002 (V. Rey).
Colloques et
journées d’études
- « Un modèle allemand pour
l’intégration
des campagnes de l’Europe centrale et orientale?
Mimétisme
et réactions dans l’Europe en transition
», CIERA
– Géophile, 22 septembre 2006, ENS-LSH
- Séminaire interne de
l’UMR 8504 Géographie-cités, sur le
thème « pérennités
et invariants »
Séminaire organisé à l’ENS
LSH de Lyon le 9 juin 2005 (A-S Clémençon, H.
Roth, E. Boulineau)
- Genre, territoire,
développement : quels regards géographiques ?
Colloque organisé à l’ENS LSH de Lyon,
les 25 et
26 mars 2004, en collaboration avec le laboratoire Territoire et le
CERMOSEM de l’UMR PACTE (Grenoble).
- Les processus territoriaux lus comme
trajectoires : une analyse interdisciplinaire des dynamiques
entrepreneuriales en Allemagne orientale
Journée d’études organisée
le jeudi 22
mai 2003 à l’ENS LSH en collaboration avec le
CNRS, avec la
participation de collègues de
l’Université Lyon 3 et de
l’Université de Grenoble 1.
- Refonder les territoires : une
nouvelle géographie administrative à
l’Est de
l’Europe
Colloque organisé à l’ENS LSH de Lyon,
les 30-31
janvier 2003 dans le cadre du programme de l’ARASSH (agence
Rhône-Alpes en sciences humaines et sociales)
« l’Europe de l’Est à
l’heure des
collectivités territoriales, réformes
administratives et régions capitales ».
- Les grands ensembles à
l’épreuve du comparatisme
Journée d’études organisée
le 25
octobre 2001 à l’ENS LSH, Lyon par le laboratoire
géophile et le centre d’histoire des villes de
l’ENS LSH.
Séminaires de
recherche réguliers
Dans le cadre de l’axe 2 du CPER
(contrat de plan État-région
Rhône-Alpes),
« Métropolisation, espaces
marginalisés, gouvernance territoriale »,
un séminaire bimestriel a été
organisé de 2003 à 2007 en collaboration avec le
laboratoire TERRITOIRES (UMR PACTE Grenoble) et l’UMR 5600
Environnement Ville Société.
Liste des contrats de recherche déposés par Géophile et acceptés depuis 2000
- Les pôles d'excellence en milieu rural (DIACT 2007)
responsable : Emmanuelle Bonerandi
- Discontinuités, disparités et intégration en Europe (CPER 2003-2007)
responsable : Violette Rey
- Métropolisation, espaces marginalisés, gouvernance territoriale (CPER 2003-2007)
responsables : Emmanuelle Bonerandi et Lydia Coudroy de Lille
- Une géographie des espaces publics dans les pays intermédiaires
(ACI Jeunes Chercheurs 2003-2007)
responsable : Myriam Houssay-Holzschuch
- La Roumanie à l'heure de l'Europe
(Ministère de la Défense / centre TIGRIS de Iasi, Roumanie 2003-2004)
responsable : Violette Rey
- L'Europe de l'Est à l'heure des collectivités territoriales, réformes administratives et régions capitales
(programme de l'ARASSH 1999-2003)
responsable : Violette Rey
- Place, rôles et fonctions des agriculteurs et de l'agriculture dans la construction territoriale des espaces intermédiaires (Programme INRA DADP II 2004)
responsable : Emmanuelle Bonerandi (Géophile) et P.-A. Landel (TEO-CERMOSEM)
- Les principales formes de multifonctionnalité des exploitations agricoles en Rhône-Alpes
(programme INRA DADP II 2004)
responsable : Chantal Gillette (Géophile), G. Levast (Cemagref)
- Identités européennes en question (CNRS 1999-2001)
responsable : Thierry Saint-Julien, Violette Rey
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