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Thème 39-B  - Espaces intermédiaires et modèles européens

 

Porteurs du projet : L. Coudroy de Lille (Lyon 2) et V. Rey (pr. émérite, ENS LSH)

 

Résumé de l'axe thématique :
Ce thème de recherche propose de centrer la réflexion sur deux notions-clés :

  • la notion d’espaces intermédiaires, en tant qu’espaces d’articulation et d’intermédiation à différents titres (géographique, historique, typologique…) et à différentes échelles. Comment ce statut -provisoire ou durable- produit-il des propriétés particulières voire spécifiques d’organisation spatiale, le plus souvent à partir de processus généraux mieux connus ?
     
  • la notion de modèles européens, entendus comme les manifestations/composantes d’une construction européenne de type normatif. Comment la construction européenne, qui renforce les processus d’intégration et de convergence, s’accommode-t-elle de la production croissante des diversités en Europe, lesquelles poussent à la fragmentation ?
     

Ces deux entrées conduisent à des analyses en terme de logiques spatiales où l’espace n’est pas un élément de contexte mais une composante forte des systèmes socio-territoriaux. L’approche se fera par l’étude des dynamiques et des trajectoires dans une perspective systémique qui tient compte des temporalités du changement.

Ce thème de recherche s’appuie sur un capital scientifique, documentaire, linguistique et de relations internationales constitué depuis plusieurs années par l'équipe Bio-Géophile à laquelle se rattache la plupart des enseignants chercheurs engagés dans cet axe thématique. Ce capital concerne essentiellement l’Europe élargie et s’enrichit d’autres espaces placés aussi en situation intermédiaire (à d’autres échelles au sein de l’UE, sur d’autres continents).

 

1 - Liste des enseignants-chercheurs participant à l'axe

Enseignants-chercheurs titulaires

Nom

Corps

Etablissement d’affectation

Emmanuelle BONERANDI

MCF

ENS-LSH

Emmanuelle BOULINEAU

MCF

ENS-LSH

Anne-Sophie CLEMENÇON

CNRS

UMR 5600 – Géophile

Lydia COUDROY DE LILLE

MCF HDR

Université Lumière Lyon 2

Samuel DEPRAZ

MCF

Université Jean-Moulin Lyon 3

Olivier DESLONDES

PR

Université Lumière Lyon 2

Chantal GILLETTE

MCF

ENS-LSH

Myriam HOUSSAY-HOLZSCHUCH

MCF

ENS-LSH

Luc MERCHEZ

MCF

ENS-LSH

Christian MONTÈS

MCF HDR

Université Lumière Lyon 2

Violette REY

PR

ENS-LSH

 

Liste des thèses en cours en novembre 2007

Nom

Début

Titre

Financement

Direction
(Établissement)

BRATOSIN–LEDESERT Odile

2004

Le territoire de Calarasi : aléas et constances d'un espace transdanubien dans la perspective de l'élargissement européen.

CDI

V. Rey

(ENS-LSH)

GRANDEMANGE Annick

2004

Les espaces naturels et les politiques environnementales dans les aires métropolitaines du Rhin supérieur (Bâle-Mulhouse, Strasbourg-Offenburg)

 

O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2)

J. P. Charvet (Université Paris 10 Nanterre)

GUESCOU Iphigenia

2003

Politique et procédure de développement local en Grèce

ETR

O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2)

HOCHEDEZ Camille

2007

Développement durable et agriculture biologique en Suède

AMN Lyon 2

O. Deslondes (Université Lumière Lyon 2)

JI Gaonuo

2004

Stratégies sociales et trajectoires spatiales dans l'espace périurbain de Shanghai

ETR

V. Rey

(ENS-LSH)

MITSA Glykeria

2002

Le développement des régions de montagne en Grèce

ETR

O. Deslondes
(Université Lumière Lyon 2)

NEAGA Mihaela

2004

L’émergence de l’agrotourisme  en milieu rural roumain

ETR

V. Rey

(ENS-LSH)

NESCULIU Radu

2003

La gestion sociale des parcs naturels en Roumanie

bourse

V. Rey (ENS-LSH)

et M. Patroescu

(Université de Bucarest)

ORCIER Pascal 2006 Recompositions territoriales en Lettonie ATER Lyon 3 V. Rey (ENS-LSH)
RUFAT Samuel 2004 Les risques à Bucarest AMN Lyon 2 V. Rey (ENS-LSH)

RUSU Alexandru

 

L’internationalisation des grandes villes de Roumanie orientale

ETR

V. Rey (ENS-LSH)

et O. Groza (Université de Iasi)

SUCIU Marius

2000

Acteurs et logiques territoriales au niveau local et régional dans les pays candidats à l'adhésion à l'UE. Etudes de cas sur la gestion des collectivités locales en Roumanie.

ETR

V. Rey
(ENS-LSH

et Scuola Superiore Santa Anna de Pise)

TROFIN-GILLE Catrinel

2000

Représentations et construction du territoire en Roumanie

CDD

V. Rey
(ENS-LSH)

VERGNAUD Guillaume

2004

Les relations urbain-rural dans les recompositions territoriales locales en Rhône-Alpes et en Catalogne.

AM

V. Rey
(ENS-LSH)

Chloë VOISIN 2007 La création de nouveaux espaces publics au centre des villes d'ex-Allemagne de l'Est : quels espaces pour quelle société ENS-Ulm L. Coudroy de Lille (Université Lumière Lyon 2) et K. Rehberg (Université de Dresde)

 

Liste des thèses et soutenues depuis 2000

Nom

Date

Titre de la thèse

Fonction

Lydia COUDROY DE LILLE

2006

Métropolisation et habitat: mutations urbaines en Europe centrale et orientale

MCF HDR, Université Lumière Lyon 2

Hélène ROTH 2006 Espaces intermédiaires en recomposition. Les campagnes industrielles allemandes en région de frontières Post-doc, contrat ANR, Université de Rennes 2

Miléna GUEST

2006

Habiter Sofia, 1945-1999

Enseignant-chercheur, École nationale supérieure d'architecture de Normandie

Hélène MARTIN-BRELOT

2005

Audiovisuel et territoires locaux : enjeux pour le développement durable

Post-doctorante
UMR 8504

Ismaël NOUR

2005

Polyphonie et paroles urbaines : temporalités dans la décision et la concertation. Le cas des grands projets urbains dans l'agglomération lyonnaise

MCF
Université de Djibouti

Serge WEBER

2004

Des chemins qui mènent à Rome, migrants d'Europe centrale et orientale

MCF, Université de Marne-la-Vallée

Emmanuelle BOULINEAU

2003

Maillages administratifs et gestion du territoire en Bulgarie

MCF
ENS-LSH, Lyon

Sandrine SCHEFFER

2002

Terroirs et produits du terroir à la fin du XXe siècle

MCF
Université d'Angers

Claudia POPESCU 2001 Industrie et organisation de l'espace en Roumanie Chercheur, Académie des sciences, Bucarest
Karine EMSELLEM 2000 Les petites villes dans le système de peuplement de la Roumanie

MCF
Université de Nice

Boris GRESILLON 2000 Berlin, métropole culturelle

MCF
Université d'Aix-Marseille

Krisztina KERESZTELY 2000 Le rôle de l'État dans le développement urbain de Budapest Chercheur, Académie des sciences, Budapest

 

Liste des chercheurs associés à l'axe thématique

BARTA Györgyi, Directrice de recherches à l’Académie des Sciences de Budapest, Hongrie

BONNAMOUR Jacqueline, Professeur émérite à l’Université Paris 1

GROZA Octavian, Professeur à l’Université de Iasi, Roumanie

GUEST, Miléna, MCF, École nationale supérieure d'Architecture de Normandie, Rouen

KACZMAREK, Sylvia, Professeur à l'Université de Lodz, Pologne

KRASTEVA Anna, Professeur à la Nouvelle Université Bulgare, Sofia, Bulgarie

KERESZTELY Krisztina, Chercheur à l’Académie des Sciences de Budapest, Hongrie

MUNTELE Ionel, Maître de Conférences à l’Université de Iasi, Roumanie

PATROESCU Maria, Professeur à l’Université de Bucarest, Roumanie

REHAK Stanislav, Professeur à l’Université Masaryk de Brno (Rép. Tchèque)

ROTH, Hélène, Chercheur post-doctorante, Université de Rennes 2

VON HIRSCHHAUSEN, Béatrice, Chargée de recherches CNRS, Centre Marc Bloch, Berlin

WIECKOWSKI, Marek, Chercheur à l’Académie des Sciences de Varsovie, Pologne

 

2 - Orientations de recherche

L'équipe Bio-Géophile propose une orientation de recherche selon deux entrées thématiques (les espaces intermédiaires et les modèles européens) et une entrée méthodologique (les logiques spatiales).

 

A - Espaces intermédiaires
Il s’agit ici de poursuivre une réflexion déjà entamée à Bio-Géophile sur les espaces intermédiaires. Il faut entendre par là une catégorie d’espaces (et non de territoires car ils peuvent échapper aux processus de contrôle politique, d’appropriation collective) qui sont dans une situation d’articulation ou d’intermédiation à plusieurs titres, et cela à toutes les échelles :

  • Intermédiaires géographiquement : au milieu, à l’articulation ou à la charnière « entre deux » mondes plus clairement identifiés. L’Europe médiane, entre est et ouest, les Balkans, entre orient et occident, l’Europe orientale, entre Europe et Asie, ces espaces posent la question du fonctionnement propre des zones faisant couture entre les découpages multiples du monde.
     
  • Intermédiaires au sens historique : entre héritages socialistes et avenir incertain, certains espaces sont pris en tension entre des héritages passifs ou actifs, et de nouveaux fondements politiques et socio-économiques. Le processus d’élargissement européen crée en lui-même des situations intermédiaires, en plaçant des pays sur « liste d’attente », et conduit à des reformulations des situations acquises. Quels en sont les effets territoriaux (en termes de mutations économiques, de migrations, etc. ?). Comment se dessinent de nouvelles régions et de nouvelles frontières ?
     
  • Intermédiaires car entre des catégories : entre urbain et rural, entres espaces métropolisés et espaces périphériques, entre riches et pauvres, entre pays développés et pays en développement, les espaces intermédiaires caractérisent un niveau d’interaction fluctuant, ce qui implique des entrées théoriques sur les notions de stabilité, d’équilibre territorial, et des temporalités qui leur sont associées. A l’échelle urbaine, les espaces intermédiaires peuvent être appréhendés comme étant situés entre hauts lieux et bas fonds, entre architecture d’avant-garde et vernaculaire, entre logiques patrimoniales et fonctionnelles, entre occupation élitiste et défavorisée.
     
  • Ces différentes analyses s’appuient sur une réflexion plus théorique à approfondir sur les échelles intermédiaires et leurs acteurs ; Comment se (re)définit L’État (les Etats) dans les jeux d’échelles et d’actions ? Que vaut la ville entre métropole et commune ?
     

Les espaces intermédiaires méritent une attention nouvelle, car malgré leur importante étendue spatiale et sociale, ils ont par nature peu de visibilité, dans la recherche scientifique comme dans l’approche institutionnelle.

 

B - Modèles européens
La réflexion proposée ici porte spécifiquement sur l’Europe en construction, aujourd’hui et demain. Il y aurait un modèle européen, ce que semblent suggérer de nombreux discours à l’adresse des Européens eux-mêmes et à la face du monde (le modèle social européen s’opposant au modèle américain). Ce modèle réunirait une diversité d’identités dans une unité territoriale, culturelle, politique, économique commune, et  distinct du « modèle » américain. Par ailleurs, la construction politique de l’Union Européenne procède de façon normative et diffuse des cadres d’action communs à des territoires disparates. On peut alors se demander s’il existe un modèle spatial européen et si les politiques d’intégration, de cohésion régionale ont les effets d’homogénéisation territoriale attendus. Que ce soit en termes de politiques publiques, de développement durable et agricole, de gestion de la diversité culturelle, de manières de vivre ensemble,  de systèmes de peuplement, de structuration des espaces urbains et ruraux, comment, à toutes les échelles, peut-on penser et formaliser un ou plutôt des modèles européens ? Comment se construisent-ils au croisement entre des logiques ascendantes et descendantes ?

Toutefois il est difficile de définir l’identité d’un modèle territorial aux contours sans cesse mouvants. Que deviennent les marges intégrées à cet édifice géographique depuis les élargissements de 2004 ? Quelles capacités d’innovation et d’hybridation mettent-elles en jeu dans les reconfigurations territoriales du continent ? La question revient à articuler et distinguer simultanément ce qui relève de l’« européanisation », de l’« occidentalisation » ou encore de la « mondialisation ».

Cette réflexion appelle à l’évidence une démarche comparatiste, notamment avec les autres facettes de cet « Occident » (Amérique, Japon, etc.) mais aussi avec les autres continents (Afrique, Asie). A plus long terme, elle vise un travail théorique plus large sur le modèle comme outil scientifique en géographie et sur la règle comme outil opérationnel sur le terrain.

 

C - Logiques spatiales : formes et systèmes
Les objets d’étude croisent de multiples échelles, de la parcelle à l’horizon mondialisé : le bâti, le quartier, la commune, la métropole, la région, l’Etat, le continent. L’analyse en termes de systèmes territoriaux vise à mettre en évidence la complexité des relations multi- et inter-scalaires entre ces différents niveaux dans les processus de dynamiques spatiales. Parallèlement, la richesse de la démarche géographique consiste à croiser sur un même objet des regards différents de manière à faire émerger des systèmes et des processus fondamentaux. Au delà des mutations territoriales on garde comme horizon la compréhension des « lois » à l’œuvre sur le long terme ; en particulier, l’accent sera mis sur les temporalités décalées entre les formes concrètes du territoire et les processus qui s’y déroulent. Au croisement entre démarches inductive et déductive, l’approche touche le cœur des dynamiques spatiales, en faisant de l’espace non pas un élément de contexte, mais un acteur majeur.
Les dynamiques spatiales sont, on le sait, réversibles : à un processus de territorialisation peut succéder un mouvement de dé-territorialisation, la ségrégation peut déboucher sur de la déségrégation puis de la re-ségrégation. Les notions de trajectoire, d’équilibre, de stabilité font partie de ces questions fortes sur les logiques territoriales. Le territoire dans cette optique n’est pas considéré comme une catégorie a priori, mais comme un construit socio-économique, politique, culturel, morphologique, en perpétuelle transformation, dans des configurations multiples (zonale, linéaire, réticulaire, circulatoire, etc.).

 

3 - Programmes à quatre ans

L'axe thématique « Espaces intermédiaires et modèles européens » se décline selon plusieurs sous-thèmes constituant des programmes de travail qui sont incarnés par des séminaires, portés par des contrats de recherche, et valorisés par des publications. Le premier est nouveau, les autres sont dans la continuité de travaux déjà engagés par les chercheurs impliqués. Tous sont ouverts à la collaboration avec les chercheurs d'autres composantes de l'UMR.

- Sous-thème A - L’ordinaire et le banal urbains

Ce programme s’intéresse à la ville ordinaire, qu’elle le soit dès sa construction (par l’élaboration des formes urbaines, le type de bâti, les processus de promotion immobilière, le peuplement), ou qu’elle le devienne par un mouvement de déclassement ou au contraire de valorisation sociale ou morphologique. Ainsi par exemple, les townships sud-africains s’intègrent parfois au reste de la ville, alors qu’ils étaient des espaces de relégation, tandis que les quartiers « staliniens » dans les villes anciennement socialistes peuvent se banaliser et perdre aujourd’hui leur charge symbolique. Cette entrée permet de porter un regard différent et complémentaire sur les processus de métropolisation qui s’intéressent le plus souvent aux grands projets et à l’exceptionnel.

- Sous-thème B - Le « vivre ensemble »

À différentes échelles spatiales et entre de multiples acteurs sociaux, le vivre ensemble devient un défi de plus en plus difficile à relever. Le contexte de la mondialisation impose aux territoires et aux sociétés un fonctionnement de plus en plus concurrentiel. Il faut alors interroger la manière dont les acteurs de tous types (institutionnalisés ou pas) maintiennent, reconstruisent ou au contraire écartent les modalités de vie commune. La question du vivre ensemble est multiscalaire et concerne un large horizon de questionnements. On peut l’interroger au niveau micro (par ex. sur la fréquentation des espaces publics en Afrique du sud), méso (que peut apporter la logique intercommunale aux relations entre espaces ruraux et urbains français ?), ou macro (comment distribuer les fonds structurels de manière équitable en Europe ?). Ainsi la notion de « vivre » n’est alors pas entendue au sens strict d’habiter, et dépasse la simple proximité physique des intéressés. On touche à la question de la gestion des disparités, des différences, de l’exclusion, et à la mise en œuvre de logiques de cohésion entre des acteurs et des territoires fragilisés.

- Sous-thème C - La ruralité et les modèles européens

L’étude des espaces ruraux et agricoles du territoire français constitue l’un des axes « historiques » de Géophile, et se doit d’être consolidé et étendu dans le contexte de la construction européenne.
Le rôle et la place des espaces ruraux doivent être réévalués dans l’Europe des 25 à diverses échelles. Ceux-ci interfèrent avec les espaces urbains et leurs modes de vie, entre le local et le global. Les recompositions territoriales sur ces espaces, qu’ils soient intermédiaires ou périphériques, constituent par ailleurs des laboratoires grandeur nature du « vivre et construire ensemble », dans la mesure où les logiques ascendantes impliquant tous les types d’acteurs y sont plus prégnantes qu’ailleurs.
L’agriculture reste le premier marqueur des espaces ruraux à l’ouest de l’Europe, et subit de véritables mutations. Aux orientations productivistes succèdent de nouvelles voies (agriculture multifonctionnelle, raisonnée ou encore durable…) dont il est nécessaire d’évaluer la véritable portée sur le terrain. Si l’agriculture a constitué dès l’origine un pilier de la politique commune de l’Europe des 15, articulé autour de la PAC, l’élargissement de l’Europe nécessite d’examiner dans quelle mesure les principes de subsidiarité et les nouvelles concurrences naissantes peuvent déboucher sur des modèles de développement communs. Quelles sont les différentes alternatives et perspectives qui s’ouvrent aux territoires « ruraux » pour assurer leur viabilité et favoriser leur mise en valeur ? Comment se combinent-elles entre régions européennes, selon la nature des espaces et le poids des héritages ?

- Sous-thème D - Systèmes territoriaux
dans les processus d’européanisation mondialisation

Les maillages territoriaux, par leur forme et les conditions de leur élaboration, conditionnent largement à la fois la connaissance scientifique des territoires, mais aussi les modalités de l’action publique qui s’y inscrit. Ils sont aujourd’hui en reconstruction dans plusieurs régions du monde, selon des logiques ascendantes et descendantes, et contribuent à une redistribution des compétences et des pouvoirs sur l’espace. Les métropoles notamment se voient souvent hissées au rang de mailles intermédiaires entre l’État et les communes au même niveau que les régions. En France, les pratiques d’intercommunalité constituent elles aussi des processus de recomposition territoriale. Pourquoi les réformes engagées privilégient tel ou tel type de maillage, et quelles en sont les implications ?

 

4 - Manifestations scientifiques organisées en liaison avec l’axe, depuis 2001

Organisation d’Ecoles thématiques

Université européenne d’été
« Actualités du concept d’espace (philosophie, arts, sciences humaines) »
12-21 juillet 2007, ENS LSH, Lyon
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Co-organisation de l’école doctorale « Trajectoires communes, trajectoires singulières dans l’Europe (post-) socialiste », Centre Marc Bloch, Berlin, 29 juin-3 juillet 2004 (B. von Hischhausen, V. Rey)

Co-organisation de l’école doctorale « Processus de différenciations en Europe post-socialiste », Prague, CEFRES, novembre 2002 (V. Rey).
 

Colloques et journées d’études

  • « Un modèle allemand pour l’intégration des campagnes de l’Europe centrale et orientale? Mimétisme et réactions dans l’Europe en transition », CIERA – Géophile, 22 septembre 2006, ENS-LSH
     
  • Séminaire interne de l’UMR 8504 Géographie-cités, sur le thème « pérennités et invariants »
    Séminaire organisé à l’ENS LSH de Lyon le 9 juin 2005 (A-S Clémençon, H. Roth, E. Boulineau)
     
  • Genre, territoire, développement : quels regards géographiques ?
    Colloque organisé à l’ENS LSH de Lyon, les 25 et 26 mars 2004, en collaboration avec le laboratoire Territoire et le CERMOSEM de l’UMR PACTE (Grenoble).
     
  • Les processus territoriaux lus comme trajectoires : une analyse interdisciplinaire des dynamiques entrepreneuriales en Allemagne orientale
    Journée d’études organisée le jeudi 22 mai 2003 à l’ENS LSH en collaboration avec le CNRS, avec la participation de collègues de l’Université Lyon 3 et de l’Université de Grenoble 1.
     
  • Refonder les territoires : une nouvelle géographie administrative à l’Est de l’Europe
    Colloque organisé à l’ENS LSH de Lyon, les 30-31 janvier 2003 dans le cadre du programme de l’ARASSH (agence Rhône-Alpes en sciences humaines et sociales) « l’Europe de l’Est à l’heure des collectivités territoriales, réformes administratives et régions capitales ».
     
  • Les grands ensembles à l’épreuve du comparatisme
    Journée d’études organisée le 25 octobre 2001 à l’ENS LSH, Lyon par le laboratoire géophile et le centre d’histoire des villes de l’ENS LSH.
     

 

Séminaires de recherche réguliers

Dans le cadre de l’axe 2 du CPER (contrat de plan État-région Rhône-Alpes), « Métropolisation, espaces marginalisés, gouvernance territoriale », un séminaire bimestriel a été organisé de 2003 à 2007 en collaboration avec le laboratoire TERRITOIRES (UMR PACTE Grenoble) et l’UMR 5600 Environnement Ville Société.

 

Liste des contrats de recherche déposés par Géophile et acceptés depuis 2000

  • Les pôles d'excellence en milieu rural (DIACT 2007)
    responsable : Emmanuelle Bonerandi
     
  • Discontinuités, disparités et intégration en Europe (CPER 2003-2007)
    responsable : Violette Rey
     
  • Métropolisation, espaces marginalisés, gouvernance territoriale (CPER 2003-2007)
    responsables : Emmanuelle Bonerandi et Lydia Coudroy de Lille
     
  • Une géographie des espaces publics dans les pays intermédiaires
    (ACI Jeunes Chercheurs 2003-2007)
    responsable : Myriam Houssay-Holzschuch
     
  • La Roumanie à l'heure de l'Europe
    (Ministère de la Défense / centre TIGRIS de Iasi, Roumanie 2003-2004)
    responsable : Violette Rey
     
  • L'Europe de l'Est à l'heure des collectivités territoriales, réformes administratives et régions capitales
    (programme de l'ARASSH 1999-2003)
    responsable : Violette Rey
     
  • Place, rôles et fonctions des agriculteurs et de l'agriculture dans la construction territoriale des espaces intermédiaires (Programme INRA DADP II 2004)
    responsable : Emmanuelle Bonerandi (Géophile) et P.-A. Landel (TEO-CERMOSEM)
     
  • Les principales formes de multifonctionnalité des exploitations agricoles en Rhône-Alpes
    (programme INRA DADP II 2004)
    responsable : Chantal Gillette (Géophile), G. Levast (Cemagref)
     
  • Identités européennes en question (CNRS 1999-2001)
    responsable : Thierry Saint-Julien, Violette Rey
     

 

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