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Thème 39 - C - Ingénierie urbaine, projet d'aménagement et transformation de l'environnement urbain

 

Porteurs du projet : Jean-Yves Toussaint (PR INSA de Lyon), Paul Boino (PR Université Lyon2)

 

Composition de l’équipe : Monique Zimmermann (PR INSA), Chantal Berdier (MCF INSA de Lyon), Jean-Michel Deleuil (MCF INSA de Lyon), Catherine Buhé, Thierry Joliveau (PR St Etienne)
Doctorants : Cécile Duverney-Prêt , Anca Ginavar, Ileana Hapenciuc, Virgine Jaton, Nadya Karpenko, Minh Nguet Pham Thi, Claudiu Runceanu, Marcele Trigueiro.

 

1 - Le projet

En regard des analyses privilégiant le point de vue des acteurs humains de l'aménagement urbain, cette thématique (ingénierie urbaine, projet d'aménagement et transformation de l'environnement urbain) se propose d'aborder la production de la ville au sens qu'Henri Lefebvre a pu donner à ce terme, c'est-à-dire comme une praxis mettant aux prises des acteurs humains et des objets fabriqués – acteurs et objets fabriqués qui se confrontent, s'affrontent et s'éprouvent autour des normes d'action et des instruments de l'action de transformation de l'environnement urbain.
La ville en train de se faire constitue un objet d'analyse «symétrique» (au sens de l'anthropologie symétrique proposée par Bruno Latour). En effet, la ville en train de se faire est observable en prenant en compte simultanément et symétriquement les configuration d'acteurs (dispositifs organisationnels, organisation et normes d'action) et les instruments de l'action (systèmes techniques, dispositifs techniques et spatiaux, normalisation et compatibilité techniques). De ce point de vue cet axe de recherche sur la transformation de la ville se distingue de l'analyse des modes d'élaboration des stratégies urbaines ou de la conception des documents de planification ou de politiques urbaines en offrant une intelligibilité différente des facteurs qui façonnent continuellement les espaces urbanisés. Il s'agit d'observer et de comprendre ensemble les dispositifs techniques et spatiaux ainsi que les dispositifs organisationnels (notamment le projet), qui sont à la fois des traces et les instruments de l'urbanisation. Instrument de l'urbanisation parce qu'ils sont à la fois des objets fabriqués, des territoires institués et des moyens de l'activités urbaines —des objets fabriqués appropriés à l'activité urbaine. Autrement dit, l'action, urbaniser, laisse des traces par les instruments qu'elle mobilise.
Cette entrée par la «ville symétrique» permet de ré-interroger la conception même des politiques publiques et plus généralement les modes de planification ou de projection en aménagement et en urbanisme. La question du projet devient centrale comme modalité d'ajustement et d'alignement des acteurs humains (une multitude d'organisations associés et intéressés à la fabrication de la ville) et des objets fabriqués (une multitude de dispositifs techniques et spatiaux dont l'agencement constituent à la fois une contrainte de l'action et ses instruments) ; ajustement et alignement dont la compréhension serait une clef dans la connaissance des processus d'urbanisation (à la fois dans ses dimensions spatiales et territoriales, techniques et urbaines).
Cet axe ne peut se concrétiser par une approche univoque. Nous chercherons à explorer le processus d'urbanisation contemporain en associant étroitement, l'action de transformation de l'environnement urbain et ses instruments. Deux approches se font jour aujourd'hui, l'une qui part des dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain comme instrument de l'activité urbaine, l'autre qui s'appuie sur les modalités contemporaine de projection de la réalité urbaine telle que les proposent les pratiques du projet urbain.

 

Sous-thème A - Les dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain

 

La vie en ville requiert la fabrication et l'usage d'un vaste ensemble d'objets qui forment le domaine des DTSU, Dispositifs Techniques et Spatiaux de l’Urbain. Ce domaine d'objets relève des activités d'aménagement urbain, d'urbanisme, d'architecture et de génie civil, c'est-à-dire, plus généralement, de l'ingénierie urbaine. Il comprend aussi bien les immeubles de logements ou de bureaux, les monuments et les fontaines, les «équipements»…, les rues, les places, les voies, les trottoirs et les quais, les bordures des trottoirs, les caniveaux, les places de stationnement et les dispositifs de paiement (lorsque ces places sont payantes), les parkings, les plantations, les pelouses et les jardins, les bacs à sable, les bancs…, que les réseaux d'alimentation en eau potable, les réseaux d'assainissement, le téléphone, l'alimentation en électricité, en gaz, en information (câblée)… ainsi que les mobiliers émergences de réseaux, la signalisation lumineuse, les transports en commun, en site propre ou non, en surface ou en sous-sol, etc.
Ce domaine est formé de biens et de services. Même si la liste ne peut être exhaustive, ce domaine comprend un nombre fini d'objets à la fabrication desquels oblige la vie en ville. Ces objets fabriqués sont observés comme les instruments des urbains. C'est ainsi que l'on peut dire en paraphrasant Bruno Latour, «vous considérez les urbains et vous voilà, à vous intéresser aux choses».
Dans ce cadre l'ingénierie urbaine consiste donc en la production de ces instruments. Le terme ingénierie urbaine doit s'entendre au sens le plus large de l'ingénierie, à savoir les modes techniques d'action. L'ingénierie intéresse la conception technique, sur le mode projet, de dispositifs, en englobant les aspects économiques, juridiques, sociaux et politiques. En ce sens, l'ingénierie appliquée à la fabrication perpétuelle de la ville intéresse le mode projet qui formant un cadre temporel précis, permet d'affecter des moyens et des ressources (économiques, cognitives, pratiques) pour satisfaire à des finalités politiques et sociales (et parmi ces finalités, les finalités économiques).
Cette entrée par les aspects techniques de l’urbain ne s’inscrit pas dans le paradigme technocratique. En effet, la ville comme monde social n'existe pas seulement à travers les seules potentialités offertes par les systèmes techniques qui la constituent. En revanche, la vie en ville n'est pas possible sans dispositifs techniques, lesquels ne sont pas seulement les supports des activités sociales, mais aussi et surtout les instruments de cette activité sociale. De ce point de vue, cet axe thématique dans sa version «ingénierie urbaine» est exclusivement une «entrée par les objets». Cette entrée consiste à envisager les états et les transformations de la ville comme le produit de processus plus ou moins opaques (si l'on suit les discours que les justifient) mais qui peuvent être appréhendés et éclairés par l’observation des objets fabriqués : objets fabriqués qui sont le fait de projections d'intérêts et de raisons c'est-à-dire, de vouloir, d'intentions, de fins et d'une multitudes de croyances.
Ces mêmes objets sont fabriqués pour un usage, ils visent un public d'usagers, d'utilisateurs (habitants, riverains, citoyens, etc.). Entre l'usage projeté et l'usage réel la distance est grande, elle peut aller jusqu'à la catachrèse. Les usagers, les utilisateurs prennent les objets fabriqués disponibles selon les besoins des actions dans lesquelles ils sont engagés. En ce sens, ils ne prennent pas possession des objets selon les plans de fabrications. Ils ne s'approprient pas les objets fabriqués disponibles, ils attendent en revanche, que ces objets fabriqués soient appropriés à leurs activités. La ville comme ensemble de dispositifs techniques et spatiaux est pensée comme un environnement dans l'action. La signification de la ville (en ses parties comme en sa totalité), le sens que prend cet environnement ne sont pas immanents : ils sont entièrement soumis à l'action, c'est-à-dire, à ce qui, pour l'action, est ressource (information) dans cet environnement. L'apparence urbaine est toujours autre dans la succession des temps de l'action, dans la juxtaposition des temporalités de l'action —le jour, la nuit, le matin, le soir, dans l'alternance des saisons, selon qui l'emprunte et pourquoi, qui la regarde et pourquoi, qui l'utilise et pour quoi y faire, qui s'y affaire et qui en jouit.
Dans cette perspective l'utilité des objets fabriqués livrés aux publics urbains n'est pas unique, ni même définitive, elle dépend des modalités par lesquelles ces objets sont mobilisés dans l'activité urbaine. En ce sens, il est possible d'envisager que les objets fabriqués constituent des offres en pratiques sociales dont les publics se saisissent (ou pas) et qu'il est sans doute impossible de totalement déterminer. Ces objets fabriqués sont les artifices de la vie sociale. A partir de leurs formes ou de leur consistance, de leurs genèses, de leurs efficiences, des enjeux, des discours qu'ils cristallisent, les organisations qu'ils mobilisent, les dispositifs techniques et spatiaux participent à la formation de l'environnement urbain comme ils participent à sa transformation. Ce processus de formation et de transformation devrait moins à l'existence de ces objets fabriqués qu'aux pratiques sociales dont leur fonctionnement est l'objet. Leur fonctionnement qui se rapporte au projet (à la genèse technique et spatiale) est indépendant des pratiques sociales (qui elles se rapportent aux usages urbains) : ce serait cette séparation entre fonctionnement et usage qui constituerait ces objets fabriqués en offre en pratiques sociales. Ce serait aussi ce hiatus entre fabrication et usage qui serait au cœur des dispositions visant à encourager la concertation et plus généralement à faciliter le dialogue entre «fabricants» et «publics» d'utilisateurs et d'usagers.
Cette approche par les dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain, partant de la différence entre fonctionnement et usage, se propose de mieux comprendre le rôle des objets fabriqués dans la formation et la transformation de l'environnement urbain. La formation et la transformation de l'environnement urbain résulteraient à la fois :

  • de l'activité de projet, telle que cette activité détermine le fonctionnement des dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain ;
  • de l'activité urbaine, c'est-à-dire de la mobilisation de l'ensemble des dispositifs techniques et spatiaux disponibles (c'est-à-dire «en fonctionnement») par les publics urbains dans leurs activités quotidiennes.

Autrement dit, les dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain constituent les révélateurs des actions transformatrices de l'environnement urbain : ils sont, dans le projet comme modalité organisationnelles de ces actions, les instruments de la transformation. Cette instance de projection (le projet comme organisation) met à disposition des publics urbains des objets fabriqués concrets dont l'usage relève des activités des publics urbains et non pas de la maîtrise du projet. Ce dont ces deux instances, le projet et la mobilisation des objets projetés concrètement qui seraient au cœur des processus d'urbanisation. Ainsi, l’«ingénierie urbaine» constituée en objet de recherche peut, dans cette acception, permettre d’éclairer à la fois les conditions évolutives de la production de l’urbain et l'évolution des rapports sociaux-spatiaux propres à la ville.

 

Sous-thème B - Les projets urbains

 

Les projets urbains, grands et petits, même si ce terme est très polysémique constitue le second groupe d'objets que nous entendons privilégier. Incluant des dispositifs techniques de différents ordres, sont pointées ici les opérations d’aménagement visant à étendre, renouveler ou encore structurer le tissu urbain : axes de transport en commun, requalification de friches industrielles,  rénovation urbaine, etc.
Le projet dans ce programme de recherche est identifié à un univers pragmatique engageant tout à la fois une multitude d'acteurs et une multitude de dispositifs techniques, spatiaux et territoriaux. Les connaissances disponibles sur la pratique du projet sont généralement dispersées : elles sont souvent sectorielles et privilégient les points de vue d'acteurs particuliers (notamment le point de vue de la conception). Les connaissances disponibles sur le projet d'aménagement urbain sont conséquemment partielles et partiales, voire, doctrinaires et normatives.
L'ambition de cette approche est de produire et de disposer de connaissances dépassant les points de vue partiels et partiaux des acteurs pour disposer de modèles d'action capables de restituer la multiplicité des intérêts, des motivations et des engagements au sein du projet d'aménagement, en d’autres termes pour rendre compte de façon plus efficiente de la manière dont la ville se produit et se transforme.
Les modalités de cette production ou de cette évolution des tissus urbains ne procèdent pas mécaniquement de la manière dont les acteurs qui en ont la charge la pensent et la conçoivent. La production et la conception (planification, stratégie) de la ville renvoient en effet à des systèmes d’action qui ne se recouvrent que très partiellement.

Les acteurs de la production de la ville ne sont pas nécessairement ceux qui pensent et tentent de conduire son évolution à court et moyen terme (planification, politiques publiques territoriales, etc.). Y compris au sein des collectivités locales, les services et professionnels qui mènent le renouvellement ou l’extension morphologique de la ville ne sont pas ceux qui ont en charge la définition d’une stratégie pour l’agglomération, ni ceux qui conçoivent les documents de planification.

Autour de chacun de ces moments de l’action (stratégie, planification, aménagement) se forment des systèmes d’acteurs non pas étrangers les uns aux autres, mais néanmoins distincts de par les procédures dans lesquelles ils s’inscrivent (mise en œuvre d’un SCOT, constitution d’une ZAC, etc), les registres ou logiques dans lesquelles ils agissent (rentabilisation des investissements publics, viabilité économique des aménagements, visibilité médiatique, enjeux politiques, …), les contraintes auxquelles ils doivent faire face (économique, démocratique, …) mais aussi de par leurs temporalités très différentes. Le temps long du projet d’aménagement, souvent pluri-décennal parfois multi-séculaire traverse de fait différentes stratégies de la ville ainsi que différents documents de planification ; les premiers étant intimement liés au temps du mandat, les seconds décennaux depuis la loi SRU.
Ces décalages entre projets et stratégie, entre production matérielle et conception idéelle de la ville défient sans nul doute la rationalité linéaire. Signifient-ils pour autant l’impossibilité de penser et de conduire une stratégie urbaine à long terme, qui transcenderait, relierait et signifierait les multiples opérations d’aménagement qui ponctuent la transformation des villes ? Le fait que la production de l’espace passe davantage par la multiplication d’action et de projets que par une planification d’ensemble parfaitement maîtrisée implique-t-il alors que la ville évolue au coup par coup, au gré des opportunités ?
Dans cette perspective, différents travaux récemment publiés tendent à montrer que les décalages existants entre conception et production de la ville, au plan institutionnel, procéderal, scalaire et temporel obèrent de fait les possibilités d’articulation réelle entre projet et stratégie urbaine. La ville se transforme avant tout au gré d’une juxtaposition d’actions qui rendent quelque peu artificiels les discours globalisants et rationnalisateurs (souvent a posteriori) que portent les documents stratégiques et de planification.
Un changement de focal montre cependant que les aménagements qui transforment les villes sont sans doute multiples mais qu’ils peuvent néanmoins avoir des airs de cousinage. D’une ville à l’autre des opérations relativement similaires sont menées (ré-ouverture de lignes de tramway, valorisation des berges fluviales et des fronts de mer, etc.). Au sein d’une même agglomération des opérations d’ordre sans doute différentes, tendent néanmoins dans des perspectives similaires (cité internationale, Bioparc, ou encore Confluence, à Lyon par exemple). Si la transformation de la ville procède d’une multitude d’opérations, nous pourrions dire ici que ces actions ponctuelles s’articulent néanmoins pour dessiner in fine un mouvement brownien. Au delà du constat, la question se pose alors de comprendre les raisons de ces tendances qui dépassent et transcendent les itérations d’actions ponctuelles.
Une première approche, plutôt structurelle, pourrait nous conduire à émettre l’hypothèse qu’à défaut de stratégie possible, les contraintes économiques (fonctionnement du marché foncier et immobilier notamment), le contexte géopolitique (décloisonnement du monde et concurrence accrue entre villes et territoire), les cadres procéduraux identiques en France ou au moins convergeant en Europe (unification européenne), ou encore la présence dans bien des villes des mêmes opérateurs privés et publics (CDC,…) débouchent in fine sur une mise en cohérence des différents aménagements malgré et au-delà des ruptures et des décalages entre projets et stratégies.
Cette première piste ne peut être mésestimée et sera investiguée au cours du prochain quadriennal. Elle fait cependant l’économie d’une analyse plus sériée des acteurs qui portent tant les projets que les stratégies urbaines en considérant à l’invite des recherches précédemment citées, qu’ils sont dans une incapacité de fait de concilier les impératifs d’une action stratégique avec la conduite opérationnelle des aménagements urbains.
Une recherche sur la création de la gare TGV de Lyon Saint-Exupéry montre toutefois que les postures opportunistes n’empêchent pas nécessairement le maintien et la prégnance de visées stratégiques collectives à plus long terme. Dans la lignée des travaux de L. Boltanski et Thévenot, ces chercheurs ont qualifié le régime d’actions des acteurs publics qu’ils ont étudiés de « tactique – stratégique ». En l’espèce, la création de cette gare TGV découle certainement d’une opportunité saisie par les acteurs locaux, mais dans une perspective, une ambition ou encore une visée clairement stratégique, celle du renforcement de l’aéroport international de Lyon, avec en perspective le renforcement de l’internationalisation de cette ville.
Dans un monde incertain et complexe, cette façon de penser et de mener une stratégie nous écarte certainement de la rationalité linéaire que cherchent encore à transcrire les multiples injonctions à projet que portent les lois SRU, Voynet, Chevènement mais aussi nombre de procédures contractuelles européennes (INTERREG notamment) et régionales (Contrat de développement Rhône-Alpes, …). Fondamentalement réflexive, cette intentionnalité à long terme de l’action immédiate donne néanmoins sens et oriente ou plutôt place en perspective le présent.
Dans cette perspective qui incidemment replace les acteurs au cœur de la transformation des villes, la question se pose alors de mieux cerner la manière dont s’élabore et évolue cet horizon commun, comment il se propage et se partage aussi, c’est à dire ses scènes, ses truchements et ses acteurs, comment il s’articule enfin avec les contraintes de la conduite opérationnelle des aménagements.

 

2 - Activités engagées sur ce thème de recherche

 

Enseignements en Master Urbanisme et Aménagement

M1

A.1      Culture et approches de l'urbanisme : 21h CM Viviane CLAUDE
A.9      Approches comparatives de l’aménagement dans les pays étrangers 21h CM Ph. CHAUDOIR / R. VERHAGE


M2 —
Professionnel – Aménagement et urbanisme

C1 – Les nouvelles échelles territoriales de l’action urbaine 21h – P. BOINO


M2 —
Professionnel – Politiques urbaines
E31 – Management des projets et stratégies urbaines – 21h – P. BOINO

M2 —
Recherche Villes et Société

G7       Projets urbains – Séminaire de 15h - M. ZIMMERMANN & JY. TOUSSAINT
G10     Espaces publics et usages — Séminaire de 15 h — M. ZIMMERMANN & JY. TOUSSAINT

 

3 - Projets en cours et à venir

 

A - Thèses

ARSAC Guillaume, inscription 2002, la mise en cohérence de la planification des sols et de la planification des déplacements à Saint-Etienne, Contrat CIFRE à EPURES (Agence d'urbanisme de l'agglomération de Saint-Etienne), Direction P. Boino.
CANDIAGO Cécile, inscription 2003, Le cadre de vie et la qualité environnementale des espaces urbains dans la mise en œuvre des politiques de déplacement et des politiques d'espaces publics : le cas du Grand Lyon. Eléments de connaissances nécessaires à la construction de critères d'évaluation formative de ces politiques, thèse en aménagement de l'espace et urbanisme, sous la direction de Jean-Yves Toussaint et Monique Zimmermann, inscription octobre 2003, —thèse financée par l'ADEME.
GINAVAR Anca, inscription 2003, Concertation et participation, les instruments de réglage de la relation entre la société civile et l'urbanisme en Roumanie, Thèse en aménagement de l'espace et urbanisme, en co-tutelle, Alexandu Sandu et Monique Zimmermann, financée par le MAE.
PERRETON François, inscription 2005, Intentionnalité et opportunité dans les conduites des opérations d’aménagement, sous la direction de P. Boino.
PHAM Thi Minh Nguyet, inscription 2005, Les effets du développement des réseaux ferroviaires intra-muros dans la transformation spatiale des mégapoles contemporaines, le cas d'Ho Chi Minh Ville, sous la direction de Henri Botta et Alain Bonnafous, financée par le comité populaire d'Ho Chi Minh Ville et du MAE.
RUNCEANU Claudiu, inscription 2005, Les politiques de Renouvellement Urbain : enjeux et opportunités pour la Roumanie, Thèse en aménagement de l'espace et urbanisme, en co-tutelle, Alexandu Sandu et Monique Zimmermann, financée par le MAE.
TRIGUEIRO Marcelle, inscription 2002, Rôle et influence des espaces publics et de ses constituants dans les stratégies de renouvellement urbain, thèse en aménagement de l'espace et urbanisme, sous la direction de N. Commerçon et M. Zimmermann, inscription octobre 2002.
VAREILLES Sophie, inscription 2001, Les dispositifs de concertation dans les projets urbains ; le cas des espaces publics de Lyon, Thèse de doctorat en Géographie, Aménagement, Urbanisme, Institut National des Sciences Appliquées de Lyon, UMR 566, sous la directions JY. Toussaint et M. Zimmermann.

 

B - Réseaux de recherche internationaux

Association Internationale des Sociologues de Langue Française, Groupe de Travail 06 «Science Innovation Technologie Société (SITSOC)»
Plate-forme internationale sur les agglomération urbaines (Suisse, Belgique, France, Canada) – Comité de coordination Michel Rey École polytechnique fédérale de Lausanne ; Roger Hagelstein, Université catholique de Louvain ; M.C. Jaillet Université de Toulouse le Mirail ; Paul Lewis Université de Montréal
AESOP – Association of European Schools of Planning - Association internationale anglophone des instituts d’urbanisme.
APERAU – Association pour la promotion de l’enseignement et de la recherche en aménagement et urbanisme. Association internationale francophone des instituts d’urbanisme. 

 

C - Programmes de recherche en cours

Nouveaux dispositifs de planification territoriale et gouvernements urbains en Rhône-Alpes (2003-2006)
Responsables scientifiques : Paul BOINO – Roelof VERHAGE
Cette Recherche s’inscrit dans le cadre du programme « thématiques prioritaires » de la Région Rhône-Alpes. Elle est réalisée par l’équipe suivante : Guillaume ARSAC (IUL- Doctorant CIFRE), P. BOINO (directeur scientifique de la recherche, maître de conférences IUL), Rachel LINOSSIER (Doctorante, IUL), Marc BONNEVILLE (Professeur d’aménagement – IUL), Roelof VERHAGE (Post-doc Marie Curie – IUL), Rémi DORMOIS (Doctorant Saint-Etienne), Eric VERDEIL (Chargé de recherche CNRS – UMR 5600), Son objectif est d’analyser la manière dont les collectivités locales répondent ont mis en œuvre la loi SRU et la façon dont cela a fait évoluer les systèmes de gouvernement locaux.

 

Plate-forme d’observation des projets et stratégies urbaines (2004-2008), Responsable du programme Paul BOINO
Cette plate-forme s’inscrit dans le cadre d’un programme de recherches pluri-annuel (2004-2008) soutenu par le ministère de l’Equipement (groupement d’intérêt public « l’Europe des Projets Architecturaux et Urbains »).
Ce programme donne lieu à des investigations sur les villes de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes et Toulouse ainsi qu’à des analyses transversales entre ces différentes agglomérations. Des comparaisons internationales avec des villes d’Amérique du Nord et d’Europe seront réalisées dans la deuxième partie du programme.
Fondée sur une convention tripartite entre le GIP EPAU (groupement d’intérêt public « l’Europe des Projets Architecturaux et Urbains »), le Grand Lyon et l’Université Lumière Lyon 2, la plate-forme lyonnaise (dir P. BOINO) organisent ses travaux en quatre axes thématiques : l’économie des projets, projets et sociétés, projets et transformations urbaines, projets et stratégies urbaines. Sur chacun de ces thèmes, une capitalisation des travaux existant va être opérée, suivi de séminaires permettant aux différentes équipes/disciplines ayant travaillé sur des questions proches d’échanger et de débattre.

Dans le cadre de cette plate-forme, quatre recherches originales vont être également financées. Deux ont d'ores et déjà été retenues en septembre 2005 pour une durée de 24 mois :

 

Les grands projets de l’agglomération lyonnaise ou comment faire exister un territoire institutionnel ?
Cette recherche tend à questionner, grâce à la programmation et à la mise en œuvre de « grands projets », l’émergence d’un « pouvoir d’agglomération ». Refusant de travailler sur le rôle des acteurs institutionnels, la réflexion portera sur la légitimité et la lisibilité de la communauté urbaine dans la fabrication de territoires, au-delà de la simple formalisation de documents d’urbanisme.

Fatiha Belmessous (responsable du projet), chargée de recherche, docteur en histoire contemporaine, ENTPE – Laboratoire RIVES ; Claudine Desforges, documentaliste, docteur en linguistique, ENTPE – Laboratoire RIVES ; Pierre Dutey, maître de conférences, docteur en linguistique, Université Lyon 1 ; Emmanuelle Gallot-Delamezière, docteur en aménagement et urbanisme ; Sébastien Gardon, doctorant en sciences politiques, ENTPE – Laboratoire RIVES ; Aisling Healy, doctorante en sciences politiques, ENTPE – Laboratoire RIVES ; Harold Mazoyer, doctorant en sciences politiques, IEP Lyon ; Florence Menez, doctorante en aménagement et urbanisme, ENTPE – Laboratoire RIVES ; Sarah Russeil, doctorante en sciences politiques, ENTPE Laboratoire RIVES ; Laurette Wittner, chargée de recherche, docteur en urbanisme, ENTPE – Laboratoire RIVES.

 

Gestion des antagonismes entre objectifs urbanistiques et économiques des projets urbains
Cette proposition à pour objet de mettre en valeur la façon dont les acteurs publics gèrent les antagonismes entre les objectifs urbains et économiques des grand projets urbains dans l’aire métropolitaine Lyonnaise.
Roelof VERHAGE (responsable du projet), Chercheur post-doctorat à Institut d’Urbanisme de Lyon ; Natacha AVELINE, Chercheur CNRS à l’Institut d’Asie Orientale – ENS lettres sciences humaines ; Marc BONNEVILLE, Professeur des universités à l’Institut d’Urbanisme de Lyon ; Rachel LINOSSIER,  Doctorante à l’Institut d’Urbanisme de Lyon.

 

Par ailleurs,  les travaux suivants sont en cours :
Amélioration de la connaissance sur l'acceptabilité sociale des solutions innovantes. Les techniques alternatives d'assainissement des eaux pluviales par infiltration
Recherche menée dans le cadre de l'appel d'offres de recherche Rhônes-Alpes, thématiques prioritaires. Proposition retenue dans le cadre du projet «Maîtrise du transfert des flux polluants dans le système urbain» (2003-2006) ;
Sous la responsabilité scientifique de JY. Toussaint et M. Zimmermann.
Cette recherche à pour objectif l'analyse des modalités d'acceptabilité (et plus généralement, les modalités d'existence) des dispositifs techniques et spatiaux de l'urbain. Ce travail s'appuie sur l'observation d'une série de dispositifs techniques et spatiaux innovant liées à la gestion des eaux pluviales. En effet, ces dispositifs techniques et spatiaux dont les performances et les caractéristiques techniques sont manifestement cohérents avec les politiques de développement durable, rencontrent les plus grandes difficultés à se généraliser. La recherche consiste à comprendre et à expliciter ces difficultés.

 

Pratiques, usagers et politiques de déplacement : l'exemple du Grand Lyon
Recherche financée par l'ADEME, et partenaires de l'ADEME, MHC Conseil (2005-2007)
Recherche menée sous la responsabilité : Jean-Yves Toussaint et Monique Zimmermann.
Cette recherche a pour objectif l'évaluation de la distance entre les pratiques des citadins et les politiques mises en œuvre en matière de mobilité urbaine. Les politiques urbaines favorisent la projection d'un certain nombre de dispositifs techniques et spatiaux relativement à des objectifs de déplacements urbains. Ces «projections» entrent en concurrence avec les dispositifs techniques et spatiaux effectivement mobilisés dans les pratiques de mobilité. La connaissance de la «distance» entre projet de déplacement urbain et pratique de la mobilité devrait permettre de mieux comprendre les articulations possibles entre les différents modes de déplacement et d'évaluer ainsi les potentialité en termes de «concourance» de ces différents modes dans la pratique de la mobilité —de manière à penser les politiques de déplacement en termes alternatifs, mais en concevant les modalités par lesquels les différents modes mobilisés dans la pratiques concourent aux pratiques de mobilité urbaine.

 

Eclairage Urbain : projet «EVALUM»
Recherche mené par J.M Deleuil
Cette recherche est menée dans le cadre d'un partenariat impliquant la Ville de Lyon, les entreprises Philips et EDF, l'ADEME (2005-2006) ;
Cette recherche à pour objectif de comprendre les pratiques sociales de l'éclairage urbain. Le travail consiste en une série d'expérimentations autour de la lumière. Ces expérimentations mettent à disposition d'habitants de différents quartiers une série d'éclairages différent. Il est demander aux habitants ensuite d'évaluer et de comparer les différentes sources lumineuses installées dans leur quartier. Il s'agit, sur le plan des applications, d'optimiser les choix techniques en matière d'éclairage urbain à partir d'une meilleure compréhension de la perception et de l'expression des ambiances lumineuses nocturnes.
Ce travail devrait servir d'appui aux assises de la lumière les 8 et 9 décembre 2005 à Lyon.

 

Propreté urbaine : projet «Sécurité des déchèteries»
Recherche menée sous la direction de  J.Michel Deleuil
Cette recherche est menée dans le cadre du programme Emergence de la Région Rhône-Alpes (2005-2006).
Cette recherche a pour objectif de mieux comprendre les atteintes diverses dont les déchèteries sont l'objet en région Rhône Alpes (dégradations, vandalisme, vols, détournements...). Partant d'un diagnostic sur ces atteintes il s'agit de comprendre comment les économies formelles et informelles du déchet urbain entrent en conflits ; conflits qui s'exprimeraient précisément au niveau de ces équipements. Pour résoudre le problème des atteintes directe que subissent les déchetterie, ces conflits donnent lieu à des négociations sociales, à des décisions techniques et de gestion économique spécifiques.

 

Ville durable, matériaux de démolition, risque et acceptabilité sociale.
Cette recherche est menée sous la responsabilité de Chantal Berdier, dans le cadre de partenariat avec 2 laboratoires de l'INSA de Lyon URGC-Matériaux et le LAEPSI, avec le CSTB et la Région Rhône Alpes.
Après avoir établi une  typologie des matériaux utilisés dans les bâtiments, des traitements appliqués et des filières de valorisation, il s’agit de s’interroger sur l’acceptabilité sociale de ces matériaux (bois, béton, Mâchefer issu de l'Incinération des Ordures Ménagères dits MIOM) dans la construction et plus généralement dans les ouvrages de génie civil et d'urbanisme.

 

Ontologie urbaine
Recherche menée sous la direction de Monique Zimmermann et Chantal Berdier
Cette recherche est menée dans le cadre du COST action C21 Towntology project «Urban ontologies for an improved communication in urban civil engineering projects». Menée en partenariat avec le laboratoire LIRIS et sous la responsabilité scientifique de Chantal Berdier, elle est financée par l'Union Européenne (2005-2009).
Il s'agit d'accroître les connaissances et de promouvoir l'utilisation des ontologies dans le domaine du Génie Civil et de l'Urbanisme. La recherche menée dans le cadre des activités de l'UMR à partir de sa composante EDU, consiste à développer une ontologie urbaine contextuelle et graphique.

Quatre recherches originales vont être également financées. Deux ont d’ores et déjà été retenues et démarreront en septembre 2005 pour une durée de 24 mois .

 

4 - Projets de valorisation de la recherche

 

A - Actions fondatrices et fédératrices

Organisation d'un colloque international : «Le projet et ses déclinaisons urbaines, projet urbain, projet de ville, projet d'aménagement, projet d'architecture…». Ce colloque serait organisé pour 2008 et aurait pour objectif de statut sur la notion de projet : notion ou concept en aménagement, en urbanisme, en génie civil ? Ce colloque aurait également pour vocation de fédérer les chercheurs d'horizons disciplinaires différents de l'axe thématique «ingénierie urbaine, projet d'aménagement et transformation de l'environnement urbain».

 

B - Actions dans le cadre des activités des composantes de l'UMR impliquées dans l'axe thématique «ingénierie urbaine, projet d'aménagement et transformation de l'environnement urbain»

Ouvrage collectif (coordination P. BOINO) sur les projets d’agglomération financé par le PUCA (ministère de l’Equipement), publication probable aux éditions de l’Aube fin 2006. Cet ouvrage est une valorisation des travaux menés dans le cadre de la plate-forme internationale des agglomérations.

 

Organisation par l'Equipe Développement Urbain d'un séminaire sur «la mobilisation des dispositifs techniques et spatiaux dans les activités urbaines». Ce séminaire aurait pour objectif de lancer une réflexion sur les rôles des objets fabriqués dans l'action en réunissant autour du champ urbain, des chercheurs de différents horizons scientifiques et techniques (sociologie des sciences et des techniques, psychologie, ergonomie cognitive, ethologie, urbanisme, géographie, science pour l'ingénieur pour l'essentiel). Ce séminaire servirait de point de départ à la publication d'un ouvrage collectif. (séminaire prévu pour 2006, publication de l'ouvrage collectif, 2007).

 

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